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Nouvelle

Une mobilisation historique

21 organisations scolaires s’unissent après le décès de Zachary Miron pour protéger les jeunes

 

Montréal, 16 avril 2026 – À la suite du décès de Zachary Miron causé par l’interaction entre une médication et une boisson énergisante, une mobilisation sans précédent prend forme au Québec. À l’initiative de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), les acteurs, tant issus du public que du privé, incluant parents, syndicats, directions d’écoles et centres de services scolaires, se réunissent, pour la première fois, autour d’une même initiative : interdire la vente et la distribution de boissons énergisantes aux jeunes de moins de 16 ans.
 

Une initiative portée par une famille et la communauté


Dès le décès de Zachary, la communauté s’est rapidement mobilisée. Une pétition parrainée par le député Guillaume Cliche-Rivard a notamment été déposée à l’Assemblée nationale pour demander au gouvernement d’interdire la vente et la distribution de boissons énergisantes chez les mineurs. 


« Comme parents, on ne pense jamais que ce genre de drame peut nous toucher. Aujourd’hui, si nous prenons la parole publiquement, c’est avec la volonté profonde que la perte tragique de Zachary ne reste pas sans portée et contribue à faire évoluer les choses. On veut que les jeunes soient mieux informés, mieux encadrés quant aux risques de ces produits et que les adultes autour d’eux aient les outils pour intervenir. Si cette initiative peut éviter ne serait-ce qu’un seul autre drame, alors elle doit aller beaucoup plus loin que nous » a déclaré David Miron, père de Zachary.


En plus des gestes concrets rapidement posés dans leurs milieux, le Collège de Montréal, le Collège Charles-Lemoyne et l’Externat Sacré-Cœur se sont à leur tour joints à la demande. 


« Comme directions d’établissement, on voit au quotidien les réalités vécues par les jeunes. Cette initiative est née d’un besoin réel, sur le terrain, et d’une responsabilité qu’on ressent profondément. Très rapidement, il est devenu évident qu’on ne pouvait pas agir seuls et qu’il fallait ouvrir cette démarche à l’ensemble du réseau scolaire pour avoir un impact durable », a expliqué Jasun Taparauskas, directeur général de l’Externat Sacré-Cœur, représentant des écoles instigatrices.

 

Le public et le privé s’unissent


Afin de donner une portée plus large à cette démarche lancée par les parents de l’adolescent, la Fédération des établissements d’enseignement privés a souhaité fédérer le monde de l’éducation autour de cette démarche. Aujourd’hui, cette mobilisation prend une nouvelle ampleur alors que plusieurs partenaires, issus tant du public que du privé, choisissent de s’unir pour la soutenir, la structurer et en étendre la portée à l’échelle du Québec.


« Ce qui est particulièrement fort dans cette démarche, c’est qu’elle ne vient pas d’une organisation ou d’une position institutionnelle, mais du terrain, d’une famille et d’écoles qui ont décidé d’agir. Comme fédération, nous avons voulu rassembler les acteurs du réseau pour appuyer cette initiative, lui donner une portée plus large et faire en sorte qu’elle se traduise par des actions concrètes dans les milieux », a souligné Stéphane Mayer, président du conseil d’administration de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP).


Du côté du secteur public, la mobilisation est tout aussi présente. 

« Les centres de services scolaires partagent la même responsabilité.  La sécurité, le bien-être et la réussite de nos élèves sont au cœur de nos actions. Cette initiative démontre qu’au-delà des structures, il est possible de travailler ensemble pour répondre à des enjeux qui touchent directement les jeunes et leurs familles », a affirmé Dominique Robert, président-directeur général de la Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ).


Du côté des commissions scolaires anglophones, la volonté de collaboration est également au rendez-vous. 
 

« Les enjeux qui touchent les jeunes transcendent les structures et les communautés. Cette initiative montre que lorsque nous travaillons ensemble, nous sommes mieux outillés pour soutenir les élèves et leur offrir des environnements sécuritaires et bienveillants », a indiqué David Meloche, directeur général, Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ).

 

Le réseau se mobilise


Cette démarche est désormais portée collectivement par un large éventail d’acteurs du milieu de l’éducation. Les organisations représentant les parents, soit la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), le Regroupement des comités de parents autonomes du Québec (RCPAQ), le Regroupement des associations de parents de l’enseignement privé (RAPEP) et l’English Parents’ Committee Association of Québec (EPCA Qc), se joignent à celles représentant les directions et les cadres scolaires, soit la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE), l’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS), l’Association des cadres scolaires du Grand Montréal (ACSGM), l’Association of Administrators of English Schools of Quebec (AAESQ) et l’Association des directions générales des établissements scolaires privés (ADIGESEP).

S’y ajoutent les organisations représentant le personnel de l’éducation, soit la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), ainsi que des associations d’établissements, soit la Quebec Association of Independent Schools (QAIS), l’Association des écoles juives de Montréal (AJDS) et l’Association des collèges privés du Québec (ACPQ).


L’ensemble de ces partenaires du milieu se joignent à l’initiative afin de donner du sens à la tragédie qui est arrivée à la famille Miron.
 

Information complémentaire 

Pour signer la pétition :
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-12073/index.html
 

Non

Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP)

La FEEP est un OSBL qui offre une gamme de services aux écoles privées québécoises pour les soutenir dans leur mission et favoriser l’innovation en éducation.

Pour information

Julie Ravenda

[email protected]
514-381-8891, poste 238


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