Éducation en plein air en sciences et technologie
Catégorie
Transformation du modèle traditionnel de l'école
Année
Ordre d’enseignement concerné
Projet en un coup d’œil
Les notions de sciences et technologie sont parfois difficiles à comprendre par les élèves. Mettre en contexte les différents concepts aide les élèves à apprendre. L’éducation en plein air permet de faciliter la contextualisation de nombreux concepts de sciences et technologie.
Changement souhaité
De manière générale, de la 1re à la 4e secondaire, les cours de ST sont souvent des cours magistraux ou d’enseignement explicite parce que la matière à apprendre se prête à ce type d’enseignement. Il y a beaucoup de concepts différents qui ne sont pas toujours reliés entre eux et qui couvrent 4 univers différents (univers matériel, univers Terre et espace, univers vivant et univers technologique). Il est difficile de contextualiser tous les concepts lorsqu'on se trouve dans une classe intérieure, ce qui fait que les apprentissages sont plus difficiles à intégrer, à transférer et à lier à la vie de tous les jours. Les élèves qui choisissent le programme SPA sont des élèves qui aiment bouger et être dans l’action. Ce projet vise donc à répondre au besoin de bouger des élèves, mais aussi à rendre les cours de sciences plus concrets et contextualisés.
Caractère innovant du projet
Les élèves n’avaient pas de cours à l’extérieur, à l’exception des cours d’éducation physique. Les élèves bénéficient d’une approche pédagogique différente et mieux adaptée à leurs besoins. Ils peuvent aussi développer leur autonomie dans leurs apprentissages puisque, lors des activités pédagogiques extérieures, ils sont en action. Certains de mes collègues ont commencé à pratiquer l’enseignement en plein air, suite aux succès de cette initiative ou à s’intéresser à la pédagogie en plein air qui se décline sous plusieurs formes.
Étapes de réalisation
Le projet a d’abord été implanté en secondaire 1 (2024-2025), puis en 1re et 2e secondaire (2025-2026), et ensuite en 1re, 2e, et 3e secondaire (2026-2027). Les élèves ont une activité pédagogique en plein air par mois. Cette activité pédagogique reprend des concepts vus en classe et permet de les remobiliser. Pour chaque niveau, la planification annuelle des cours et la distribution des concepts est revue pour faire place à des activités pédagogiques extérieures. Les activités pédagogiques touchent à tous les univers (univers matériel, univers terre et espace, univers vivant et univers technologique).
Résultats et impacts
Les élèves apprécient les cours à l’extérieur. Ils mentionnent qu’être à l’extérieur leur fait du bien. Je vois aussi qu’ils ont une meilleure compréhension de certains concepts; cela se reflète dans leurs résultats. Je peux faire des liens avec les expériences vécues lors des cours plus théoriques en classe.
Conseils pour implanter ce projet
Pour avoir le temps de se déplacer et de réaliser une activité en plein air, il faut idéalement avoir une période double (2 heures ou plus). Il faut aussi prendre le temps de parler avec les élèves de l’habillement afin de les aider à gérer les différentes températures durant l’année scolaire. Avant chaque sortie, je prends le temps de leur mentionner la température annoncée et de faire des rappels de l’habillement optimal. L’activité pédagogique vécue à l’extérieur est toujours en lien avec une séquence d’enseignement. Il y a donc des explications sur le déroulement de la sortie et sur les tâches que les élèves auront à faire. Bien que jamais directement évaluées, les tâches effectuées par les élèves me permettent de mesurer leurs apprentissages. Il faut peu d’équipement pour réaliser les activités à l’extérieur. J’ai fait acheter des tablettes en plastique pour faciliter la prise de notes des élèves, mais sinon, je n’ai pas d’autres achats. Je fais ce projet à Montréal en utilisant les parcs urbains de Montréal à proximité de marche de l’école, il n’est donc pas nécessaire d’avoir de grands espaces verts accessibles.